Une fois de retour « chez moi », je regarde cette « réalité » ici autour de moi avec des yeux d’une étrangère. Je perçois qu’il y a de la menthe et du basilic à l’arrêt de bus ; il y a des iris d’une part et de l’autre de l’escalier qui cette année n’ont pas fleuri, comme d’ailleurs le prunier sauvage qui lui non plus n’a pas fleuri. Moi je vois tout cela. J’aperçois des fenouils sauvages à côté des rails, de la menthe sauvage. Tout cela m’entoure !

C’est pour cela qu’être « ici et maintenant » pour moi ne présente pas un fardeau car je VOIS des bateaux, je vois la mer, moi, j’en suis ravie. Cela fait longtemps que je ne les voyais pas, j’étais loin. C’est d’une telle beauté et moi, cette beauté je-la-vois.