Paris

12 septembre 2018

L’occhio straniante

Une fois de retour « chez moi », je regarde cette « réalité » ici autour de moi avec des yeux d’une étrangère. Je perçois qu’il y a de la menthe et du basilic à l’arrêt de bus ; il y a des iris d’une part et de l’autre de l’escalier qui cette année n’ont pas fleuri, comme d’ailleurs le prunier sauvage qui lui non plus n’a pas fleuri. Moi je vois tout cela. J’aperçois des fenouils sauvages à côté des rails, de la menthe sauvage. Tout cela m’entoure !

C’est pour cela qu’être « ici et maintenant » pour moi ne présente pas un fardeau car je VOIS des bateaux, je vois la mer, moi, j’en suis ravie. Cela fait longtemps que je ne les voyais pas, j’étais loin. C’est d’une telle beauté et moi, cette beauté je-la-vois.

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02 septembre 2018

Les quatre saisons sur lungomare

L’hiver...en hiver, la lumière du matin est splendide. On arrive tôt le matin, on s’assoit sur un banc et on regarde le soleil apparaître à l’horizon, le cercle rouge monte petit à petit, ensuite sa lumière éclaire le golfe. Les cyprès sont baignés de cette lumière jaune-orange.

Tous les matins que je viens à lungomare je pose la question : « La mer, de quelle humeur est-elle aujourd’hui ? » Je reconnais par le son de ses vagues, de l’eau quand elle est joyeuse.

Sur lungomare il y a toutes sortes d’oiseaux : goélands, cormorans, corbeaux, moineaux et en été aussi des hirondelles.

Au printemps, l’air y est fleuri ! On peut sentir même le laurier, puis la glycine, le tilleul aussi.

Différentes personnes viennent faire leur promenade sur lungomare le matin. Il y en a qui promènent leurs chiens, d’autres pratiquent la marche pour rester en forme. Certains se promènent en compagnie, d’autres tout seuls. Il y en a qui viennent régulièrement, on peut les voir aux différents saisons de l’année. D’autres pas, ils sont là pour un certain temps et puis à partir d’un jour, on ne les croise plus.

En automne, ce sont des chataignes qui tombent. C’est amusant, on peut les rouler de la jambe et elles avancent par des marches de l’escalier à Volosko.

En été il y a plein de monde et vaut mieux venir très tôt le matin sur lungomare pour savourer son calme.

Mais en été de la Saint Martin, les couleurs de lungomare me font penser à Alhambra : des cyprès, le bleu clair pur du ciel et l’eau. L’eau qui donne la païx.

Moi je regarde souvent le mouvement des vagues qui forment des cercles. Ce mouvement des ronds a une attraction hypnotique. Ce n’est pas bien de le regarder longtemps, ces cercles formés par les vagues.

Chacune des quatre saisons sur lungomare a une beauté qui lui est unique.

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04 août 2018

Paris-mode d’emploi

Ne vous laissez pas séduire.

Avant votre séjour de longue durée à Paris, il faudrait au moins lire un roman de Balzac, « Le père Goriot » ou encore mieux « Les illusions perdues ».

Moi, Bazac m’a mis en garde, et pour cause.

Merci, Balzac.

Paris séduit, Paris enivre.

Jamais assez de le répéter.

A Paris, on n'y peut pas rester. Le savoir, l’accepter depuis le tout début.

Pourtant, avoir du respect pour Paris. Pour cette ville qui a tant vu, qui a tant subi.

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03 août 2018

Qu’est-ce qui m’est resté

Qu’est-ce qui m’est resté de Toulouse?

De Toulouse, il m’est resté l’occitan. La langue occitane, la musique occitane, les Occitans. Il m’est resté le miel d’oranger.

Qu’est-ce qui m’est resté d’Arles?

D’Arles il me sont resté des crèches.

Il m’est resté une conviction que les gens les plus intéressants sont ceux qui s’occupent des livres.

Il me sont restés les odeurs du marché.

Il m’est resté la vérité: comment c’est quand “les touristes, touristes par-tis!”

Il m’est resté la chanson “On va dîner chez Maxim’s”

Il m’est resté le premier contact avec la culture chinoise.

Il m’est resté le tableau de Van Gogh “La nuit étoilée”

Il m’est resté le buste de César.

 

Qu’est-ce qui m’est resté de Strasbourg?

De Strasbourg, il me sont restés des amis.

Le vélo. L’art rhénane qui a sa beauté.

Il m’est restée ma 33e année, marquée à jamais.

Il m’est resté la chanson “People who need people” de barbra Streisand.

Il sont restés des gens dont j’ai fait connaissance (l’Hongroise)

Il m’est resté l’expo “Métissage” grâce à laquelle j’ai connu Al-Andalouz.

A Strasbourg j’ai arrêté de regarder la télé.

Il m’est resté Vouillard.

Il est resté la Corse.

Qu’est-ce qu’il m’est resté de la Corse?

Depuis, ici, tout le littoral adriatique me fait penser à Ajaccio! A la Corse!

La myrthe. Le cédrat. Les chants corses. Les Corses.

Qu’est-ce qui m’est resté d’Andalousie?

La beauté d’Alhambra et de ses jardins.

El azahar. Les orangers, les vrais!

Un peu de flamenco.

Les magasins comme à Trieste autrefois.

Une vraie casbah, là-haut.

Qu’est-ce qui m’est resté de Rome?

Cette sensation que moi j’y étais déjà venue avant.

Caravaggio.

Roma antique, centre de monde.

Qu’est-ce qui m’est resté de Firenze?

J’étudiais cela! Guelfi, ghibellini.

Qu’est-ce qui m’est resté de Padoue?

Je ne pouvais pas aller contre soi ni au prix de ma vie.

La bonté à l’hôpital.

L’ami au tulipe en bois. Des Siciliiennes, mes locataires.

Ausilia. Soeur Pierina.

La cassette audio avec des chansons enregistrées.

Les traductions des recits du peintre.

Une nouvelle, inconnue manière d’apprentissage du français. Le travail avec le dictionnaire.

Vasquez-Montalban, la langue portugaise. La storia medievale.

Et le déménagement en train à la station de Mestre.

Qu’est-ce qui m’est resté de Zagreb?

Les gens. Et mes gens d’ici que j’ai rendu heureux en les accueillant à Zagreb lorsqu’ils venaient me rendre visite.

Qu’est-qui m’est resté d’Opatija?

Etudier, étudier, même quand les autres sortent.

Apporter du bois pour le chauffage. Faire de la gym le matin, à tel point il faisait froid. La cuisinière au bois et la poêle. Etagère pour des livres en bois.

Jouer avec ma soeur benjamine avec le nounous lapin.

Lungomare.

Qu’est-ce qui m’est resté de Draga?

Grand-mère maternelle, grand-mère paternelle, Pepina...mes ancêtres.

Mon école primaire. Aller à pied jusqu’à Brsec pendant les vacances scolaires. Chant d’Istrie en costume folklorique. La nature. Les violettes, les cyclamens, un ruisseau, des cerisiers.

L’odeur de Moscenice. Les oeillets sauvags. Obrs.

Le regard de ma fenètre sur Cres et le prunier sauvage.

Vila Biser. L’escalier vers Moscenice. Iva. Les vieux grand-pères. Les femmes très agées qui allaient à pied.

Comme elle était belle, Draga de mon enfance.

La langue chacave (les poésies de Gervais)

Il m’est resté la mer, la plage aux galets, du poisson. Les gâteaux que je faisais. ---tkalka

Marcher en forêt. Notamment à Ucka.

La télé italienne, Anna Oxa et sa chanson “Voi”.

Le linge qui sèche dehors sur un fil.

____ pusca pour récupérer le linge qui tombe.

La vieille ville pleine de chats.

Le grenier. J’aime les greniers!

A Paris, tu as tout mais tu n’as pas la mer. Et ici à Rijeka dans le bus ligne 32 tu peux écouter deux marins raccontant leurs histoires de navigation.

Tu te rappelle, quand j’ai dit à Paris: Est-ce qu’il y a quelque chose en moi, au moins une seule chose qui m’est restée de la mer?”

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31 juillet 2018

Il faut dire aussi quelque chose sur la lumière de jour

Tu sais, c’est une grande différence entre l’Ouest et l’Est. A l’Ouest, la lumière de jour dure plus longtemps, au Nord la journée est encore plus longue, à l’Est la nuit tombe très tôt en hiver. Mais le matin commence aussi beaucoup plus tôt qu’à Ouest ! Très intéressant ! A 7h il fait déjà jour ! Hura ! Et à Paris en hiver à 8h de matin il est encotre nuit, noir !

Ici je vois des étoiles : cela fait un moment que je ne voyais pas des étoiles ! A Paris on peut pas du tout voir des étoiles mais ici : des étoiles ! La Lune ! Le clair de lune sur la mer !

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30 juillet 2018

Qu’est-ce qui m’est resté de Paris ?

Sofia en moi, pour toujours.

Il est resté le sourire. Un sourire bienveillant.

Il est resté le regard. Un regard qui scane, un regard qui a vu des choses ailleurs.

Il est resté la couleur des cheveux rouge.

Il est resté que pour une chose qu’ici serait un phénomène je dis « j’en ai vu des tonnes », cela ne m’impressionne pas.

Il m’est resté ce que je crois que restera à jamais : cette paryie française de moi-même. Une partie ineffaçable.

Il sont restés mes journaux intimes, écrits et remplis pas des souvenirs.

Ils sont restés aussi des souvenirs qui ne sont pas inscrits dans mes journaux intimes. De beaux souvenirs.

Il est resté la sensation des voyages en avion.

J’oses croire qu’il est resté aussi une autre chimie de mon cerveau et une autre manière de penser. j’ose espérer que c’est ineffaçable.

Il est resté un grand courage.

Ils sont restées des chansons, il est resté le jazz.

Ils sont restés des goûts, des épices.

Les atmosphères des cafés parisiens se sont collées sur moi. Moi j’émane l’atmosphère que je fréquentais les cafés et les hôtels et d’avoir voyagé.

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22 juillet 2018

Arles

Tržnica u Arlesu, prebogata svim delicijama. Deseci vrsta maslina, mirisni štandovi sa začinima. Štand s gotovom hranom gdje je mladi prodavač, za moj pojam, bio tipičan Francuz, un mec, neki frajer.

Bilo je ugodno šetati tržnicom, makar smo ije vidjeli samo četiri puta jer je bila subotom.

Arles...mali gradić, puno rimskih ostataka. Slike Van Goghovih djela. Catherine koja nas je povela u okolicu, čak do Camusovog groba, i na tome ću joj biti vječno zahvalna.

Provansa zimi… kad zapuše mistral (« Aha, to je znači mistral :’) suprotnost maestralu ! »).

Cafe Malarte, to je posebna priča.

U jednom dijelu sofe, a u drugom dijelu drvene stolice. Stalni gosti, stari Arapi (moj muž ih je već počeo prepoznavati), i nas dvoje (Deux noisettes, s’il vous plait.) To je bio lijep kafić, konobari

arles

su nas puštali na miru. Naravno, bili smo na cafe i na drugim mjestima, no Malarte je bio poseban. Imao je dušu koja je meni odgovarala.

U Arlesu sam probala aïoli (joj, s kojim guštom sam ga probala, znači to je taj umak o kojem sam čula !) i daube (znači to je ta daube!). O Catherine, hvala ti ! Rekla mi je « Vous avez de grandes qualites de coeur. » Camus, La chute je njena preporuka – upravo se spremam pročitati taj roman. Sjetim se, kad sam bila na Mont Sainte Odlile (to je hodočasničko mjesto u Alzace, samostan na vrhu stijene), ima jedan natpis na francuskom i ja sam rekla : taj natpis odiše duhom francuskog jezika. A još se jednog natpisa sjećam : citat autora po kojem je nazvana Medijateka u Toulouse-u. On kaže da je svačiji život vrijedan da bude opisan. Toulouse...ja sam se čudila, stalno su restorani puni u tom gradu. A toliko je dućana s muzičkim instrumentima ! Na radiju se čula dobra muzika- kako oni u Toulouseu rade dobru muziku ! Raphael je dobro definirao Fabulous troubadours – nešto između srednjevjekovne i orijentalne glazbe.

Išli smo u Avignon...puno jaslica ! A tek u Arlesu – same jaslice, izložbe jaslica, izložene u crkvama. Rasplakala sam se, toliko sam bila sretna da vidim provansalske jaslice ! Pažljivo sam potom birala male poklone, sapune, lavandu, calissons. Sebi sam uzela sliku Brel-Brassens-Ferre iz 1969. Vidi na zidu !

Ovako pišući o Francuskoj, o mojim gradovima, vidim da jedna asocijacija rađa drugu, izviru kao cvijeće iz buketa.

U Arlesu smo vidjeli žensku arležansku narodnu nošnju, tako gracioznu i elegantnu, s počešljanom kosom u malu kapicu i bijelim velom na ramenima. Ono što sam primijetila jest da se Francuskinje ne pituraju u plavo, za razliku od žena u Hrvatskoj. Vidjeli smo modu « guardians » u Saintes-maries-de-la-mer.Čak je i Argentinac, naš prevoditelj Eugenio, rekao da to mjesto nalikuje na njihov kraj gauchosa. Vidjeli smo u Aix-en-Provance narodnu nošnju Provanse-tako moderni uzorci tkanine ! Kaže Catherine da je ta moda došla posredstvom trgovine tkaninama s indijom « Les indiennes » de Nimes !

A drugi od najneobičnijih događaja je kad sam u Zagrebu čitala o knjizi « Un Irakien a Paris », potom nakon nekog vremena u Arlesu kupila knjigu, pokazala je Khaledu, tuniškom prevoditelju, koji je lik iz te knjige, piščev prijatelj !

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Toulouse

Grad u kojem bih mogla živjeti život! Zgrade od opeka. Arapi koji su se početkom 2009 činili dosta zadovoljni. Grad u kojem se brzo sklapaju poznanstva. Grad gastronomije, jasno. Toliko izloga s muzičkim instrumentima ! Na radijskim postajama – izvrsna muzika ! Kao što je naš prijatelj iz Strasbourga definirao, njihova okcitanska muzika je « nešto između srednjevjekovne i orijentalne glazbe » - takva je muzika u Toulouse-u, u « Occitanie ».

Tamo mi je Peire, profesor okcitanskog, osvijestio moju višejezičnost. Puno je bilo šala, moj muž i ja se i danas sjećamo kako smo upali na probu u « Maison d’Occitanie » tražeći izložbu ! Toulouse je grad koji je odmah osvojio moje srce !

Strasbourg se uopće ne trudi osvojiti Vaše srce-vi ga trebate osvajati. Da-upravo tako. Vi se trebate truditi osvajati ljude u Strasbourgu. U Toulouse-u je drukčije. To je ljubav koja odmah plane. Simpatije se ne skrivaju.

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Sjećam se našeg stanodavca mađioničara u Toulouse-u. Jednom je kod njega bila djevojka crvene kose koja se smijala-to me jako podsjetilo na stare francuske filmove Godarda, Tuffauta. Dragan je čuo kad je mađioničar na pragu rekao svojim uzvanicima nakon dočeka Nove godine 2009. - « La joie est le bonheur ». Sreća je radost. To sam zapamtila. C’est pas le plaisir le bonheur, c’est la joie. Nije užitak sreća, sreća je radost.

Garonne, koju je opjevao Claude Nougaro. Knjižara « Terra nostra » i crumble. Vidjela sam Vasilisa Alexakisa, upoznala se s njim a potom čitala knjigu Tahar Ben Jellouna u kojem ga on spominje ! Kako neobično ! A prvi puta sam za njega čula u « Pola ure kulture » - da mi je netko tada rekao « Ti ćeš se rukovati s njim » rekla bih « To je nemoguće ». Sont etranges les voies du Seigneur. Lord works in misterious ways. Vidjeli smo i poljskog pjesnika.

Bilo mi je lijepo ići u lycee na periferiji Toulousea kad je govorio učenicima. No Alexakis ga je nadmašio pozivajući učenike na bunt ! Stari ljevičar !

Iz Toulousea smo posjetili Carcassonne.

Kad izlazim iz zagrebačke katedrale na bočni ulaz, to je kao da zakoračim u Carcassonne – takve su zidine s te sjeverne strane. Carcassonne je utvrđeni grad kojeg je dao restaurirati Le Duc. Sve je malecko i lijepo unutar zidina. Mjesto gdje smo jeli palačinke, mali muzej škole. U Cacassonneu smo bili uoči Božića i vidjeli smo muzičare-limenu glazbu (Francuzi to zovu fanfarre) preobučene u Djeda Mrazove kako sviraju po ulicama.

carcassonne

 

Toulouse...zgrade od opeke (manje nego cigle koje se rade kod nas). Kad gledaš s druge obale Garonne, doimaju se vrlo skladno. Strše vrhovi crkava. Nisam znala, u Toulouse-u se čuvaju relikvije Sv. Tome Akvinskog. Katedrala Saint Etienne, neobičnog pročelja. Jedna od rijetkih crkava u Toulouse-u u kojoj je ostalo malo freski na tidovima.

Ovako kad pišem odista osjećam da mi se u Francuskoj desilo toliko toga da stvarno vrijedi zapisati i sjetim se-mislim da je to citat iz romama « Stranac » ili « Mit o Sizifu » A. Camusa gdje Camus piše da čovjek, ako je živio i samo jedan dan, ima čega se sjećati do kraja života.

Toulouse sam zavoljela u samo dva mjeseca, za cijeli život. Ljudi su prema meni bili tako susretljivi- od Marion sa apero-linguistique do našeg stanodavca mađioničara- pravog mađioničara. Neobična podudarnost : prije odlaska u Toulouse, moj muž i ja išli smo u Zagrebu na danima frankofonije gledati francuski film « Souffleur de reves » o crnom rapperu iz pariškog predgrađa. A umjetničko ime « našeg » mađioničara bilo je Souffleur de reves ! Zvao se Benoit Lajaunie, a cachots lajaunie su crni bomboni groznog okusa koje je on znalački vješto okretao svojim prstima. Kako je živjeti u 18m2 ? Dva mjeseca bez makine za pranje robe, sa slabim grijanjem i mikrovalnom pećnicom ? Simpatično. Ulica Daniele Casanova, to je bila ulica koja je izlazila na ulicu u kojoj je bio natpis « U ovoj kući rođen je Carlos Gardel ». Vezano uz Carlosa Gardela, ja sve nekako otkrijem slučajno...u Strasbourgu sam snimila na radiju jednu pjesmu za koju sam potom pitala tko to pjeva Stephanie (koja mi je došla davati konverzaciju iz francuskog), a ona mi je rekla Astor Piazzola. U toj pjesmi (poslije sam snimila verziju koju pjeva Guy Marchand « Moi je suis tango, tango » spominje se Carlos Gardel. Kad smo se preselili u Zg nakon Stbg, susjeda me pozvala na predstavu suvremenog plesa u kojoj je nastupala njena kćer i one su plesale upravo na pjesmu « Libertango ». Ja sam bila presretna kad sam čula tu pjesmu. O Francuskoj...čini mi se da su to neiscrpna sjećanja…

 

Jedan od najneobičnijih događaja u mom životu vezan je uz Forum des langues du monde u Toulouse-u. Na poslu u Strasbourgu naišla sam na tu vijest..i nakon nekoliko godina, mi smo se našli u Toulouse-u, u stanu mađioničara koji poznaje organizatora Foruma, Claudea Sicrea ! (izgleda da moj muž privlači neobična zbivanja i susrete).

 

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Strasbourg

Znam svaku ulicu centra Strasbourga. Neobično kako me život u dva navrata nanio u taj grad…Sjećam se, išla bih raditi male božićne kolačiće kod poznanice Nathalie u njen stan iznad rock kluba La Laiterie koji je vodila.

U Strasbourgu smo stekli prijatelje. Upoznali smo mnogo zanimljivih ljudi. Najljepše je bilo na brodićima gdje smo pili cafe i na biciklističkim stazama po kojima smo vozili : u Pourtales i na Canal de la Marne au Rhin. Voljela sam dvorac Pourtales, pogotovo jednu klupicu na rubu polja. Sreceom, i moja mama je vidjela ta mjesta ! Voljela sam i strasburške cafe-e, već smo ih znali, čak i konobare ! Strasbourg...srce ti ne poskoči od tog grada. Ljudi su distancirani. No ipak, nakon gotovo 5 godina u Strasbourgu i poznanicima s kojima se i danas dopisujem mailom, mogu reći da mi je drag Strasbourg, jedna važna postaja u mom i Draganovom životu. I danas nosim privjesak za ključeve « našeg » prvog stana na ključevima svakog stana u kojem smo živjeli – u zagrebu, u Strasbourgu, u Toulouse-u. Međutim, ne bih voljela živjeti život u Strasbourgu. Radi biološkog staništa.

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Romains-sur-Isère

Mjesto u Drôme ali nedaleko Alpa gdje sam čuvala dvije bebe, jednu od 6 mjeseci (Paul) i jednog dječaka od tri godine (Antonin). Na tržnici u gradu vidjela sam štand sa sirevima i probala alpski sir tome - jak, lagano papren sir, okus kojeg ću zauvijek pamtiti.

Drôme je pokrajina s puno voćnjaka. Marelice. Ljudi kod kojih sam čuvala djecu dozvolili su mi da u slobodno vrijeme uzmem biciklu. Vozila sam cestama do sela i prolazila pokraj voćnjaka marelica. Nikada nisam jela toliko marelica kao tada ! Nikada ! Sreća da me vlasnici nisu vidjeli !

S mamom dvoje djece otišla sam u Lyon. Dok sam čuvala dva dečka, svirala sam im gitaru. Znam da sam svirala bajagu. Kad sad razmislim, velik napor je uložen iza tog mog znanja francuksog ! Dva mala susjeda špijali su kroz moj prozor pa sam ih grdila – na francuskom!U toj kući krhkih zidova čula sam prvi put kako se psuje na francuskom. Kad sam majci djece rekla kako mi je neobičan njihov stan s tankim pregradnim zidovima, nisam se mogla sjetiti francuske riječi za « krhak » pa sam joj rekla tu hrvatsku riječ – nije mi jasno kako je uspjela razumjeti da to znači fragile s našim h, u riječi sa samo jednim samoglasnikom ! Francuzima to izgleda otprilike kao nama arapski s guturalnim « h » !

Lyona se sjećam jer sam vidjela razglednicu na igru riječi prema riječi « manjina » - smrt je biti član manjine. Lijep stari grad, s krovovima koji su međusobno povezani malim mostićima. Kupila sam baguette i cammembert i to sam jela dok sam čekala majku djece da se vratimo « kući ».

Zaista mislim da me Francuska voli. Valjda me voli jer sam s tolikim srcem željela upoznati je.

Otišla sam potom u Nancy, grad za ljubitelje « art déco, art nouveau »

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